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Actions et réalisations
Route avec aménagement central Attention spécifique accordées à certaines catégories d'usagers, participation à l'élaboration de mesures générales et mise en place de dispositifs sur le terrain... En plus de l'aménagement des infrastructures, les actions de la Direction générale opérationnelle Routes et Bâtiments en matière de sécurité routière prennent des formes très diverses.
Des absorbeurs de chocs sur les chantiers autoroutiers

Un absorbeur de choc Dans le cadre de chantiers (auto)routiers, il importe de gérer simultanément deux logiques qui ne peuvent entrer en concurrence : la sécurité des usagers confrontés à un obstacle sur la voirie et la sécurité des ouvriers menacés par la circulation. Les absorbeurs de chocs qui équipent les districts autoroutiers répondent à ces deux impératifs. Au-delà du rôle d'avertissement, la signalisation sur un chantier vise à empêcher la circulation d'y pénétrer. Dans ce cadre, l'absorbeur de chocs constitue un élément de protection collective qui s'érige en obstacle entre la circulation et le chantier.

L'absorbeur de chocs ne constitue cependant qu'un dispositif parmi d'autres. L'équipement adéquat du personnel, un matériel adapté et en état de fonctionnement, le respect des consignes par les prestataires privés, une bonne signalisation (notamment via l’emploi des flèches lumineuses), une information claire et précise, le contrôle exercé par le coordinateur-sécurité, etc. représentent autant d'éléments vitaux dans la chaîne de sécurité.

Les Etats Généraux de la Sécurité Routière
Créés en 2001 à l'initiative du pouvoir fédéral, les Etats Généraux de la Sécurité Routière réunissent des représentants de tous les acteurs concernés : pouvoirs publics, clubs automobiles, piétons, cyclistes, motocyclistes, parents d’enfants victimes de la route et transporteurs routiers.

Véhicule à  grande vitesse le long d’un trottoir Dix dossiers sont à l'étude : la vitesse excessive, la vitesse inappropriée, la conduite sous influence, la fatigue au volant, l'apprentissage à la conduite, la sur-représentation du trafic lourd dans les accidents graves, le port de la ceinture de sécurité, l'utilisation des équipements de sécurité, les infrastructures inadaptées et l'aide aux victimes.

La Direction générale opérationnelle Routes et Bâtiments participe activement à ces Etats Généraux en y proposant des mesures réalistes et concrètes résultant de son expertise en la matière.
Les passages pour piétons
Les passages pour piétons constituent un élément spécifique du réseau qui mérite une attention particulière du gestionnaire de voiries.

Passage pour piétons La direction générale opérationnelle Routes et Bâtiments a entrepris en 2002 un recensement systématique des passages pour piétons sur le terrain assorti d'un relevé de leurs paramètres principaux (visibilité, vitesse, trafic, etc).
Terminée fin 2005, cette opération a servi à répertorier quelques 5600 passages piétons.
Comme la population jeune s'est avérée être la principale victime d'accidents sur les passages, ceux situés en abords d'écoles ont été aménagés en priorité. Trois des campagnes d'affichage de 2005 et 2006 ont d'ailleurs eu pour sujet la sécurité des écoliers.
Objet d'une fiche descriptive très complète, chaque traversée piétonne recensée est devenue accessible à tous les intervenants et a permis de déterminer les premiers endroits à sécuriser.

Grâce à l'analyse comparative rendue possible, mais aussi aux outils disponibles que sont la signalisation, l'avancée de trottoir, l'éclairage, etc., chaque passage peut désormais bénéficier d'un aménagement optimal.

Tout est donc mis en œuvre afin de poursuivre la diminution déjà entamée du nombre de piétons accidentés lors de leurs déplacements sur le réseau.

Graphique «Evolution du nombre de piétons gravement blessés ou décédés en Wallonie»

Vu l'évolution continue de la route et de son environnement, la révision de l'ensemble des passages pour piétons veut amplifier les diverses actions de sécurisation déjà menées à ces endroits et réaffirme le partage de la route avec les usagers dits « faibles ».

Tant les aménagements en projet que ceux déjà réalisés par les directions territoriales veillent à assurer le meilleur compromis entre la facilité de traverser et la sécurité des piétons.

Les motocyclistes
D'une façon générale, la Direction générale opérationnelle Routes et Bâtiments veille à aménager la voirie d'une manière cohérente et respectueuse des différentes catégories d'usagers. En ce qui concerne les motos, cela se traduit notamment par :
Motocycliste
  • le placement de glissières de sécurité adaptées à la retenue des motards ;
  • une attention spéciale lors de la réalisation de marquages, de plateaux, de giratoires et de passages pour piétons ainsi que pour la conception de l'écoulement des eaux ou de l'éclairage ;
  • l'installation d'équipements de parcage pour motos sur les aires de repos autoroutières.
Depuis quelques années, la DGO1 a désigné un « Monsieur Moto » au sein de chaque direction territoriale. On compte donc actuellement 8 « Monsieurs Motos » dont un coordinateur.

Ces derniers travaillent quotidiennement à :
  • Donner un avis sur les projets de réalisations et d'aménagements afin de fournir une aide à l'élaboration d'une route sécurisée, tenant compte des spécificités des motos.
  • Prendre contact avec les associations et clubs et devenir le lien entre l'autorité publique et les motards
  • S'informer des dispositions existant à l'étranger
  • Répertorier les zones à haut risque (ZHR) spécifiques à l'usage de la moto pour cibler les aménagements à réaliser par degré d'urgence