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Sécurité et meilleur partage de la voirie
Malgré une nette tendance à la diminution des accidents impliquant des piétons, on déplorait en 2001, pour la seule région wallonne, et tous réseaux routiers confondus, 71 piétons décédés et 236 blessés gravement. Parmi eux, surtout des enfants et des adolescents, moins aptes, il est vrai, que les adultes à évaluer correctement les distances, la vitesse des véhicules et le risque encouru. Plus fréquents en hiver, à la tombée du jour, ces accidents surviennent, pour la plupart, lors de la traversée d’une voirie.


Image : «Virton» (336K) dans une nouvelle fenêtre
Ces dernières années, le Code de la route — Code de la rue, depuis le 1er janvier 2004 — a connu plusieurs modifications tendant à assurer un meilleur équilibre entre les différents types d’usagers et à garantir plus de sécurité aux plus vulnérables d’entre eux. Notamment, l’introduction de la priorité aux piétons engagés sur un passage, ou sur le point de le faire. Mais, pour que ces dispositions légales soient efficaces, il faut pouvoir les appliquer sur le terrain. Pour être crédible, l’installation d’un passage pour piétons s’accompagne nécessairement d’autres mesures. Pas question, par exemple, de se limiter à dessiner quelques lignes blanches sur une route à trois voies de circulation, où les véhicules circulent à 90 km/h. Des aménagements complémentaires sont indispensables pour sécuriser le site.

En effet, s’il sert à canaliser les traversées de voirie, le passage pour piétons apparaît, de plus en plus, comme un moyen pour régler les conflits de priorité entre les piétons et les véhicules. Le piéton a cependant le droit de traverser une voirie où bon lui semble, pour autant qu’il n’y ait pas un passage à moins de 30 mètres. Dès lors, dans le cas de routes peu fréquentées, ou peu traversées, un passage constitué de simples bandes blanches peut se révéler moins utile que d’autres mesures comme des avancées de trottoir ou des zones neutralisées au centre de la chaussée, …

Image : «Avenue Bovesse à Jambes» (311K) dans une nouvelle fenêtre
La présence d’un passage n’implique pas, d’elle-même, une sécurité physique. En revanche, lorsqu’il se justifie, ce passage doit permettre aux piétons de traverser dans les meilleures conditions de sécurité et inciter les automobilistes à redoubler d’attention. Correctement signalé (panneau routier F49) et idéalement situé là où la vitesse des véhicules ne dépasse pas 50 à 60 km/h, il comprendra des zones d’attente bien dégagées de part et d’autre. Et la présence d’un refuge central facilitera la circulation en autorisant une traversée en deux temps.

L’inventaire entrepris par la direction du Trafic et de la Sécurité routière, avec les directions territoriales des Routes, doit permettre de constituer une base de données reprenant chaque passage, sa localisation, une photo et ses caractéristiques, telles que la nature du trafic, la visibilité du point de traversée et la vitesse d’approche des véhicules. Une grille « multicritères » qui permettra de dresser une liste des passages posant problème et de déterminer les interventions nécessaires, voire indispensables. Mais aussi d’émettre des avis relatifs à la suppression, au déplacement ou à l’aménagement de ces passages mal adaptés. De procéder, enfin, à une estimation globale du coût en vue de proposer l’affectation d’un budget spécifique pour les travaux de mise en conformité avec l’esprit de la nouvelle réglementation. La réalisation de ces travaux impliquera nécessairement une concertation au niveau local entre les directions territoriales et les autorités communales.


Image : «Saint-Hubert» (307K) dans une nouvelle fenêtre
L’inventaire entrepris par la direction du Trafic et de la Sécurité routière, avec les directions territoriales des Routes, doit permettre de constituer une base de données reprenant chaque passage, sa localisation, une photo et ses caractéristiques, telles que la nature du trafic, la visibilité du point de traversée et la vitesse d’approche des véhicules. Une grille « multicritères » qui permettra de dresser une liste des passages posant problème et de déterminer les interventions nécessaires, voire indispensables. Mais aussi d’émettre des avis relatifs à la suppression, au déplacement ou à l’aménagement de ces passages mal adaptés. De procéder, enfin, à une estimation globale du coût en vue de proposer l’affectation d’un budget spécifique pour les travaux de mise en conformité avec l’esprit de la nouvelle réglementation. La réalisation de ces travaux impliquera nécessairement une concertation au niveau local entre les directions territoriales et les autorités communales.

Le réseau wallon compte 6 865 kilomètres de routes. Et les relevés effectués à ce jour estiment le nombre de passages pour piétons entre 5 500 et 6 000. Leur recensement précis et l’adaptation de certains en vue de mieux répondre aux principes énoncés par le Code de la rue représentent un travail long et minutieux. Mais la sécurité est à ce prix !

Dernière mise à jour : 02-02-2007

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