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Un nouveau revêtement pour les autoroutes des Ardennes en province de Luxembourg
Attendu depuis longtemps, le chantier de réhabilitation des autoroutes E25 (A26) et E411 (A4) en province du Luxembourg a été entamés en mars 2004 pour se terminer en septembre 2006. Ces travaux, qui se sont donc étalés sur 3 ans, s’étaient avérés indispensables en raison de l’état hautement préoccupant du revêtement. En effet, les dégradations constatées et leur évolution prévisible nécessitaient une intervention urgente et rapide consistant en un renouvellement en profondeur des chaussées.

C’est à la fin des années 80 qu’est apparu, sur les autoroutes des Ardennes, le phénomène de punch-out. Frappant certains revêtements en béton armé continu, il se manifeste par des cassures situées généralement près du bord extérieur du revêtement, entraînant une fragmentation du béton et l’arrachement de blocs sous l’action dynamique du trafic.


Image : «Réhabilitation-des-autorout-3.jpg» (111K) dans une nouvelle fenêtre
En Belgique, les revêtements en béton armé continu sont utilisés à grande échelle, depuis longtemps, pour la construction des autoroutes. Ils offrent l’avantage d’une grande longévité et le coût de leur entretien est normalement très réduit. La cause des dégradations constatées sur l’E25 (A26) et l’E411 (A4) est imputable aux mesures d’économie imposées dans le secteur des travaux routiers, entre autres suite à la crise pétrolière de 1973. En effet, ces mesures n’ont pas suffisamment tenu compte des sollicitations qu’allait causer l’accroissement important du trafic et des tonnages transportés, ni des spécificités climatiques et topographiques des régions traversées ou, encore, des épandages accrus de sels en période hivernale.

Face à l’évolution inquiétante de ce problème, un bilan détaillé de l’état structurel des autoroutes a été établi. Il a mis en évidence la nécessité d’une remise en état urgente de plus de 80 % des chaussées des autoroutes de la province du Luxembourg. Ce constat requérait évidemment une intervention rapide et de grande ampleur. Celle-ci consiste dans la démolition de la voie lente et de la bande d’arrêt d’urgence de chaque chaussée, puis dans la reconstruction de l’ensemble en béton armé continu et finalement dans le recouvrement de la surface de la chaussée par un enrobé hydrocarboné.

Afin de pouvoir mobiliser rapidement les fonds nécessaires à ces travaux d’entretien extraordinaire, la Région wallonne a passé une convention de commissionnement avec la SOFICO (Société wallonne de financement complémentaire des infrastructures) qui intervient en tant que pouvoir adjudicateur. La supervision technique du projet est quant à elle assurée au sein du Ministère wallon de l’Equipement et des Transports par la Direction des Routes du Luxembourg.

L’organisation du chantier
Les travaux de réhabilitation des revêtements ont porté sur 127,5 km d’autoroutes. Comme pour tous les chantiers affectant des axes enregistrant une forte densité de trafic, il convient de concilier l’organisation des travaux et l’écoulement de la circulation.


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Il a d’abord été décidé d’étaler les travaux sur 3 ans, de début 2004 à fin 2006. Chaque année correspond à une phase distincte démarrant à la mi-mars. Il n’y a pas d’interruption durant la période estivale. On peut en effet estimer que le surcroît de trafic engendré par les vacanciers est compensé par une réduction du trafic des poids lourds. Par contre, il est important que les travaux s’arrête en période hivernale compte tenu des difficultés de circulation pouvant résulter des circonstances climatiques. De manière générale, les mois d’hiver sont d’ailleurs peu propices aux chantiers routiers.

Après avoir envisagé la fermeture d’un sens de circulation et la mise en œuvre d’une déviation empruntant les routes régionales, il a finalement été décidé de maintenir tout le trafic sur l’autoroute. Au droit de chaque tronçon faisant l’objet d’une réhabilitation, une circulation à double sens est organisée sur la chaussée opposée à celle en réfection. Pour que la chaussée restant ouverte puisse accueillir un tel volume de véhicules dans de bonnes conditions, des travaux préparatoires ont été effectués en vue notamment de renforcer la bande d’arrêt d’urgence.

Assurer la sécurité et l’écoulement du trafic
D’autres mesures ont été prises pour favoriser l’écoulement du trafic au travers du chantier. Des itinéraires européens de délestage ont également été proposés aux usagers en transit. Ces dispositions n’ont certes pas pu empêcher la survenance de difficultés dans les moments de grande affluence ou en cas d’incidents. C’est pourquoi PEREX, le centre wallon de trafic, a suivi de près l’évolution des conditions de circulation. En plus des moyens habituels, des équipements spécifiques ont été utilisés pour couvrir cette zone sensible, tels que des caméras de visualisation et des panneaux à messages variables sur remorque.


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La sécurité, tant celle des usagers que celle des travailleurs occupés sur le chantier, a été largement prise en compte dans la préparation des travaux et a également, par la suite, conduit à des adaptations du dispositif initialement prévu. La séparation physique entre les deux sens de circulation sur la chaussée ouverte au trafic était assurée par des séparateurs métalliques, équipés de réflecteurs et de balisettes. Par ailleurs, la vitesse était strictement limitée à 70 km/h et faisait l’objet de contrôles renforcés par la Police fédérale. Des plans d’action détaillés, ont également été mis au point par les services de la direction générale des Autoroutes et des Routes en collaboration avec la Police fédérale et les Polices locales, les services d’incendie et les autorités provinciales. En cas d’accident ou de véhicule en panne, il était en effet indispensable d’intervenir très rapidement pour limiter les perturbations et éviter les sur-accidents.

La réhabilitation des autoroutes des Ardennes a constitué un chantier exceptionnel tant par son ampleur que par ses conséquences sur la circulation. Des dispositions importantes ont été prises pour assurer l’écoulement du trafic et garantir la sécurité. Il n’empêche qu’un tel chantier entraîne inévitablement des difficultés de circulation face auxquelles la prudence et la patience des usagers sont des atouts déterminants.

Informations détaillées sur le chantier :

Dernière mise à jour : 13-03-2007

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