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Le contournement de Waremme par la N69 fut réalisé dans les années 70. A l’origine, l’objectif était de désengorger le centre de la ville en créant une voirie rapide destinée à accueillir le trafic de transit. Cette voirie fut conçue avec 4 voies de circulation : deux dans chaque sens. Lors de la mise en oeuvre de la hiérarchisation du réseau routier wallon au début des années 90, elle fut reprise dans le RGG, le réseau routier à grand gabarit, qui donne la priorité à la mobilité et à la fluidité du trafic.

Image : «Ancienne configuration de la N69» (134K) dans une nouvelle fenêtre
Toutefois, petit à petit, sur le tronçon s’étendant de l’échangeur avec l’autoroute E40 jusqu’au carrefour avec la N65, des surfaces commerciales et même un zoning industriel sont venus s’implanter. Ceci généra un trafic local, qui devait pouvoir s’arrêter et même stationner, effectuer des manœuvres, traverser la chaussée opposée,… On se rendit compte que cette voirie ne constituait plus uniquement un itinéraire de liaison voué à la mobilité mais qu’elle devait de plus en plus donner la priorité à l’accessibilité. Dès lors, en vertu d’un arrêté du 24/6/1996, cette portion de la N69 fut « déclassée », c’est-à-dire qu’elle perdit sa qualité de route RGG pour être reprise dans le RESI, le réseau interurbain caractérisé par la convivialité et le mélange des circulations.
Cette décision ministérielle devait encore se traduire sur le terrain par des aménagements en vue de persuader les usagers d’adopter une conduite adaptée, directement influencée par l’existence de liens visuels permanents et aisément lisibles. Les travaux menés par la Direction territoriale des Routes de Liège (D151) ont débouché sur une modernisation complète d’un tronçon de 4,2 km, avec création de pistes cyclables, amélioration de l’accessibilité aux commerces, augmentation de la sécurité avec traitement de plusieurs carrefours dangereux.

Les aménagements réalisés :
  • Traitement des carrefours

Les travaux entamés en août 2001, ont commencé par l’aménagement de 2 giratoires à l’extrémité nord du tronçon, à chacun des deux carrefours formés avec les bretelles de l’E40. Afin de limiter les perturbations sur le trafic, la réalisation de ces giratoires, qui a nécessité la fermeture complète de la N69 et des bretelles autoroutières, a été programmée durant la période de vacances et exécutée en un mois.

Pour les autres carrefours, aux endroits où la N69 est traversée par des voiries communales menant au centre de Waremme, il a été décidé d’utiliser des feux tricolores. Deux de ces carrefours étaient déjà munis de feux mais la gestion de ceux-ci a été modernisée. Une phase spécifique a été aménagée pour les usagers tournant à gauche, qui sont ainsi protégés des véhicules venant en sens inverse. Un système intelligent permet d’adapter les phases de vert à la demande effective. C’est ainsi que lorsqu’il n’y a pas de véhicules dans le carrefour, tous les feux sont au rouge (rouge intégral) et le premier véhicule qui se présente obtient le vert. De plus, l’automobiliste qui voit un feu rouge au loin est incité à ralentir à l’approche du carrefour.

  • Réduction de la capacité

Une mesure déterminante prise pour enlever à ce tronçon son caractère de voie rapide fut de réduire sa capacité. Cette route à 2 X 2 voies de circulation sans séparateur central est maintenant réduite à 1 voie dans chaque sens. Un espace central a été créé au moyen d’un revêtement de teinte rouge, entrecoupé d’îlots et de créneaux permettant d’isoler les usagers désireux d’effectuer une manœuvre de tourne-à-gauche. La continuité visuelle de cet espace est maintenue tout le long du tronçon. De plus, la vitesse a été réduite de 90 à 70 km / h. Il arrive que cette nouvelle configuration provoque le mécontentement de certains usagers contraints par exemple de suivre un tracteur. Aucune mesure n’est parfaite et dans le cas de la N69, l’augmentation de la sécurité qui a été obtenue est sans commune mesure avec ces petits inconvénients.

  • Modification du revêtement et aménagements cyclables

Le revêtement de la N69, qui était constitué de dalles en béton, a été remplacé par un revêtement hydrocarboné anti-bruit. Cette demande faite par la commune visait à garantir la tranquillité des habitations d’un lotissement récent situé à proximité. Outre la teinte rouge utilisée pour l’espace central, une bande verte marque à chaque carrefour les traversées cyclistes. Des marquages spécifiques, de teinte verte également, permettent de guider les cyclistes, lorsqu’ils ne sont pas sur une piste cyclable, par exemple pour le franchissement des giratoires.

Les travaux de rénovation ont également été mis à profit pour réaliser des pistes cyclables de part et d’autre de la chaussée. Celles-ci constituent la première partie d’un itinéraire de jonction entre le réseau actuellement mis en place sur la N3 avec ses connexions vers la Flandre et le futur Ravel 127 Huy – Landen. Cette démarche visant à relier les infrastructures existantes ou en projet a été confirmée dans le cadre du schéma directeur cyclable, qui fait actuellement l’objet d’une étude lancée par la Direction territoriale des Routes de Liège (D151).

Les travaux du contournement de Waremme se sont terminés en mai 2002 par la réalisation des zones à revêtement rouge, des traversées vertes pour les cyclistes et des marquages thermoplastiques définitifs. Toutes ces opérations nécessitaient en effet des conditions climatiques favorables.


ZHR et ZMR
Sur base d’une méthode statistique sophistiquée mise au point par la Direction du Trafic et de la Sécurité routière (D112) permettant de déterminer un indice d’insécurité, les concentrations d’accidents corporels sur le réseau routier régional peuvent être mises en évidence. Les zones à risques ainsi identifiées sont dite à haut risque (ZHR) ou à moyen risque (ZMR), suivant la valeur de l’indice d’insécurité correspondant.

Image : «Aménagement du contournement de Waremme» (55K) dans une nouvelle fenêtre
Suite à l’application de cette méthode aux données statistiques d’accidents de la période 1996 – 2000, 139 zones ont été déclarées ZHR. Plus concrètement, cela signifie que s’y produisent en moyenne au moins 3 accidents par an. Il s’agit en majorité de carrefours (75%) et même de carrefours à feux (30%). Depuis 2001, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité routière inscrite dans le Contrat d’Avenir pour la Wallonie, le Ministre Daerden a décidé de dédicacer une somme spécifique destinée à la sécurisation de ces zones sur base d’une objectivation des choix. Ce budget s’ajoute aux crédits d’investissement qui sont déjà traditionnellement consacrés à l’aménagement d’autres zones à haut et moyen risque d’accidents.
Ainsi, tous les carrefours de la N69 situés sur le tronçon concerné par les chantiers présentaient un indice d’insécurité élevé. Le carrefour avec les bretelles autoroutières et les carrefours avec les voiries locales étaient des ZMR tandis que les carrefours avec les voiries régionales N65 et N637 étaient même des ZHR. Les travaux réalisés ont permis de traiter toutes ces zones dangereuses par des aménagements appropriés et cohérents.

Dernière mise à jour : 10-02-2005

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