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Cause de l’énervement de nombreux automobilistes, la circulation des poids lourds sur le réseau routier ne demeure pas moins indispensable. Actuellement, la route est toujours - et de loin - le mode le plus utilisé pour le transport des marchandises avec une part de plus de 70%.De plus, la Wallonie étant située au centre de plusieurs régions économiques importantes, son réseau autoroutier est emprunté par un trafic de transit très important. Pour que la coexistence des différents types de véhicules s’effectue dans de bonne conditions, les camions, c’est-à-dire les véhicules dont la masse maximale autorisée est supérieure à 3,5 T, sont soumis à différentes règles concernant la qualification des chauffeurs, la vitesse mais aussi le poids du chargement.
En effet, les surcharges des poids lourds ont des effets néfastes sur la sécurité routière et sur la pollution atmosphérique. Elles constituent également une concurrence déloyale au niveau du commerce international. Et enfin, elles sollicitent excessivement les infrastructures et causent des dégradations aux chaussées, ce qui a pour conséquence de diminuer leur durée de vie et d’engendrer des coûts supplémentaires d’entretien. Il est dès lors indispensable de procéder à des contrôles. Ceux-ci sont effectués à l’initiative de la police fédérale.
Il existe essentiellement deux manières de mesurer les charges des véhicules. Le pesage statique ou à basse vitesse consiste en une opération spécifique de pesage du véhicule. Il existe différentes techniques permettant de réaliser celle-ci : roue par roue ou essieu par essieu. En Région wallonne, on utilise un pont de pesée constitué d’une plate-forme métallique munie de plusieurs capteurs et posée dans une fosse de façon à être au niveau du sol. Le pesage s’effectue soit à l’arrêt, soit en faisant rouler le véhicule à une vitesse de l’ordre de 5 km/h, ce qui permet une mesure précise de la charge sur chacun des essieux du véhicule. L’inconvénient de cette méthode est qu’il faut intercepter le camion pour le conduire vers un site de pesage, ce qui représente une perte de temps pour le chauffeur.

Image : «pont de pesée» (150K) dans une nouvelle fenêtre
Le pesage dynamique, au contraire, permet le pesage des véhicules en mouvement à vitesse normale. Le pont de pesée est constitué d’une boucle de comptage située entre deux capteurs piézoélectriques encastrés dans le revêtement. Toutefois, la précision du pesage n’est pas suffisante pour permettre la répression des surcharges, en raison notamment des effets dynamiques engendrés par la chaussée. Il est surtout utilisé à des fins statistiques ou dans le cadre du dimensionnement et de l’entretien des voiries. Néanmoins, il peut également permettre une présélection des véhicules susceptibles d’être en surcharge et pour lesquels il apparaît opportun de vérifier le poids sur un site de pesée statique.

Image : «La circulation des poids lourds sur le réseau routier» (37K) dans une nouvelle fenêtre
La Direction générale des Autoroutes et des Routes a lancé un plan d’installation de 15 stations de pesage statique aux abords des autoroutes (généralement sur les aires de repos) d’ici 2005. L’équipement des 6 premiers sites à Maisières (dans les 2 sens), à Awans, à Nil-Saint-Martin (dans les 2 sens) et à Rhisnes est en voie d’achèvement. La réalisation des travaux de génie civil a été prise en charge par la Direction du trafic et de la sécurité routière (D112). Ils consistent en la construction d’un bâtiment permettant d’abriter le matériel informatique destiné à la collecte et à l’analyse des résultats des mesures, en la réalisation d’une aire de déchargement et de stationnement en revêtement hydrocarboné afin d’accueillir les véhicules en surcharge et enfin en la construction d’une dalle de 40 m de long sur 3,5 m de large comprenant en son milieu une fosse destinée à recevoir le pèse-essieu. Un soin tout particulier est apporté à la réalisation de cette dalle de façon à ne pas fausser les mesures. Elle est coulée en béton armé continu, en une seule fois sur toute sa longueur. Ce type de revêtement offre une bonne résistance à l’orniérage. L’objectif est d’arriver à une planéité parfaite de la surface : aucune inégalité supérieure à 3 mm n’est permise. En effet, toute irrégularité serait susceptible de provoquer des réactions dynamiques (pression plus forte l’essieu) ou des transferts de charge entre les roues du véhicule pesé. L’acquisition des pèse-essieux, l’installation électrique et la fourniture du logiciel de récupération des données sont assurés par la Direction des programmes et des Etudes (D451A) de la Direction générale des Services techniques.
A noter que 6 sites de pesage dynamique viennent également d’être installés sur le réseau autoroutier par la Direction des Equipements de télécontrôle et de transmission (D455). Ils sont situés aux points d’entrée en Région wallonne et équipés de capteurs placés sur chaque bande de circulation, dans les deux sens.

Dernière mise à jour : 21-03-2005

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