‹— Des atténuateurs de chocs sur les chantiers autoroutiers
Dans le cadre de chantiers (auto)routiers, il importe de gérer simultanément deux logiques qui ne peuvent entrer en concurrence : la sécurité des usagers confrontés à un obstacle sur la voirie et la sécurité des ouvriers menacés par la circulation. Les atténuateurs de chocs qui équipent les districts autoroutiers répondent à ces deux impératifs.

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Répondant à une norme américaine — la seule existant pour ce type d’appareillage —, l’atténuateur de chocs utilisé; en Wallonie peut absorber l’énergie produite par un véhicule de 2 tonnes, lancé à 100 km/h avec un angle d’incidence de 10 degrés. En outre, il fait office de pare-chocs empêchant la voiture qui entre en collision avec lui de glisser sous le camion. Fixé à l’arrière d’un camion de 10 t (masse au sol), il est toujours associé à un panneau Flr (Flèche Lumineuse de Rabattement). En position levée derrière le camion, l’absorbeur peut être abaissé depuis la cabine de celui-ci à l’approche du chantier. Les hommes ne doivent donc pas quitter le véhicule pour mettre en place le dispositif, y compris la flèche lumineuse. Outre ces aménagements, le fournisseur est tenu dispenser une formation relative à la manipulation de l’équipement.
Au-delà du rôle d’avertissement, la signalisation sur un chantier vise à empêcher la circulation d’y pénétrer. Dans ce cadre, l’absorbeur de chocs constitue un élément de protection collective qui s’érige en obstacle entre la circulation et le chantier. En fait, du point de vue de la sécurité des travailleurs, c’est surtout la masse physique du camion auquel est fixé l’absorbeur qui représente l’élément protecteur. Mais se contenter d’un camion équivaut à monter un mur sur la voirie. L’absorbeur est donc indispensable pour réduire l’impact d’un véhicule entrant en collision avec ce bouclier.

Jusqu’à présent, seuls les districts autoroutiers sont équipés de ces appareils. En effet, c’est surtout autoroute que se pose le problème des usagers qui quittent leur trajectoire du fait du phénomène de monotonie engendré par la circulation à grande vitesse sur une voirie rectiligne.

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L’atténuateur de chocs ne constitue cependant qu’un dispositif parmi d’autres. L’équipement adéquat du personnel, un matériel adapté et en état de fonctionnement, le respect des consignes par les prestataires privés, une bonne signalisation (notamment via l’emploi des flèches lumineuses), une information claire et précise, le contrôle exercé par le coordinateur-sécurité, etc. représentent autant d’éléments vitaux dans la chaîne de sécurité des chantiers.

Dernière mise à jour : 08-03-2006

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